Coûts de restructuration : l'Europe étouffe l'innovation
Pour réveiller l'innovation en Europe, il faut supprimer le coût de l'échec, selon l'entrepreneur Olivier Coste, qui pointe les effets pernicieux de la protection trop forte de l'emploi pour les hauts revenus.
Le coût de l'échec en Europe
Selon Olivier Coste, le retard européen en innovation s'explique en partie par le coût de l'échec, qui varie fortement d'un pays à l'autre. Les coûts de restructuration représentent près de trois ans de salaire en Allemagne ou en France, contre quelques mois seulement au Danemark, en Suisse ou aux États-Unis.
- En Allemagne et en France, les coûts de restructuration s'élèvent à près de 3 ans de salaire
- Au Danemark, en Suisse et aux États-Unis, ces coûts ne représentent que quelques mois de salaire
Les conséquences sur l'innovation
Cet écart de flexibilité se reflète dans la manière dont les grandes entreprises américaines de la tech innovent. Aux États-Unis, le taux d'échec des projets innovants est de l'ordre de 80 %, mais c'est ainsi que ces entreprises prennent des risques et créent des produits innovants.
"C'est un changement de paradigme", déclare Olivier Coste, qui propose des réformes déjà mises en œuvre avec succès en Suisse et au Danemark.
Des solutions pour réveiller l'innovation
Pour réveiller l'innovation en Europe, Olivier Coste propose de supprimer le coût de l'échec en réduisant les coûts de restructuration. Il suggère des réformes qui pourraient être mises en œuvre sans coût pour les finances publiques.
Les entreprises doivent pouvoir licencier les équipes concernées lorsqu'un investissement innovant échoue ou qu'un marché s'effondre, sans supporter des coûts de restructuration trop élevés.
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