Lutte contre la pédocriminalité : le scan des données personnelles défendu
Un collectif d'experts, dont l'universitaire Jean-Claude Planque et la sénatrice Olivia Richard, défend l'instauration d'outils pour rechercher systématiquement les contenus pédocriminels en ligne, jugeant cela compatible avec la protection des libertés fondamentales.
Le problème de la pédocriminalité en ligne
En 2022, plus de 32 millions de signalements de contenus pédocriminels ont été reçus par le Centre national pour les enfants disparus et exploités aux Etats-Unis. En France, l'Office mineurs a reçu 170 000 rapports de ce type en 2024, soit une augmentation de 12 000 % en dix ans.
La proposition de l'Union européenne
La Commission européenne a proposé un cadre permanent pour lutter contre la pédocriminalité en ligne, notamment via le scan des messages pour détecter les contenus pédocriminels. Cependant, les Etats membres peinent à s'accorder sur le contenu du texte.
Les arguments en faveur du scan des données personnelles
Selon le collectif, un tel dispositif permettrait de détecter et de signaler les contenus pédocriminels de manière systématique, contribuant ainsi à la protection des mineurs. Ils estiment que cela est loin d'être incompatible avec la protection des libertés fondamentales.
"Il faut avancer sans crainte vers le recours au scan des données personnelles pour protéger au mieux les mineurs" - Jean-Claude Planque et Olivia Richard
Les prochaines étapes
Le sujet sera discuté à nouveau lors d'une prochaine session du Conseil de l'UE en décembre. Le temps presse, car la dérogation permettant aux plateformes de signaler les contenus pédocriminels prendra fin en avril 2026.
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