Jim Gabaret : « L'IArt peut servir au renouvellement des imaginaires »
Le philosophe Jim Gabaret, enseignant-chercheur à l'université Paris-I, publie un livre sur l'« IArt », l'art créé par intelligence artificielle. Selon lui, si les critiques visant l'IA sont nécessaires, la crainte de perdre notre exceptionnalité nous pousse à négliger ses capacités créatives.
L'émergence de l'IArt
En 2018, un tableau généré par intelligence artificielle, le « Portrait d'Edmond de Belamy », a été vendu 432 500 dollars chez Christie's. Depuis, l'« IArt » s'est imposé sur le marché de l'art et dans les usages quotidiens des images, des musiques, des textes.
Les inquiétudes liées à l'IArt
Jim Gabaret reconnaît que les inquiétudes liées aux productions artistiques de l'IA, notamment l'idée qu'elles pourraient concurrencer celles des humains, sont légitimes. Cependant, il estime que la crainte de perdre notre exceptionnalité peut faire négliger les capacités créatives de l'IA.
« La critique est bien sûr nécessaire. Ces IA énergivores, souvent opaques, monopolistiques et antidémocratiques s'entraînent sur une intelligence collective pillée sans autorisation. »
Les capacités créatives de l'IA
Selon Jim Gabaret, l'IArt peut servir au renouvellement des imaginaires. Il estime que l'IA peut créer de nouvelles formes d'art et de nouvelles expériences esthétiques.
- Renouvellement des imaginaires : l'IArt peut ouvrir de nouvelles perspectives artistiques
- Capacités créatives : l'IA peut créer de nouvelles formes d'art et de nouvelles expériences esthétiques
Conclusion
Le livre de Jim Gabaret, « L'Art des IA », s'efforce de dépasser la sidération que l'IArt continue de susciter, pour s'interroger sur ce qu'il nous apprend sur l'art et sur nous-mêmes.
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